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Guy Giard | De l’autre côté d’un pont

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Guy GIARD
Du 20 janvier au 14 février 1993

Jamais autant d’encre n’aura coulé autour de l’abus sexuel qu`au cours de l’année 1992. De nos jours le grand public devient davantage confronté à des drames qui semblent dépasser l’entendement. Comment réconcillier les actes d’agressions à coup de pierres dont nous avons été témoins lors de la crise d’Oka? Et quoi penser de ces gens qui risquent leur vie à traverser des océans terrés à l’intérieur de conteneurs?
      
“Ce qui dépasse l’entendement” observe l’artiste GUY GIARD “souligne souvent une carence dans la communication entre individus. C’est par les contacts humains que la compréhension et l’empathie se développent. Parallèlement c’est par le silence et l’ignorance que la violence se perpétue”. Formant un triangle avec ses mains l’artiste m’explique:”L’exposition/évènement DE L’AUTRE COTE D’UN PONT offre un terrain de rencontre et d’échange. C’est une invitation aux amérindiens, aux immigrants et aux québecois de 1ère, 2ième, 3ième… génération de venir partager leurs expériences. C’est une célébration de la rencontre humaine”.
       
Le dialogue interculturel, selon moi, se situe à priori au niveau des individus. Et ceci, par le partage de vécus dans lesquels se retrouvent autant d’histoires distinctes qu’il y a d’individus. Chacun rapporte ses expériences, l’échange devient le mouvement d’un regard intérieur vers une autre vision intérieure. Désireux d’échanger, la rencontre humaine est alors favorisée par une prise de conscience de l’individu vis-à-vis son propre cadre culturel, réflexion qu’il pourra par la suite partager avec une autre personne.“
      
C’est par le biais d’installations photographiques et de textes (en français, montagnais, espagnol et anglais) que GUY GIARD nous ouvre le premier pont: le sien. Solidement construit, il nous mène dans le monde troublant de l’agression sexuelle. Pas à pas, nous tenant par la main, il nous parle de déracinement, d’isolement, de solitude, de quête, jusqu’à la découverte de l’amour et du respect. Sentiments qui selon lui “dépassent les barrières culturelles, et qui souvent reflètent les expériences de celui qui vit au loin du berceau”. D’ailleurs il nous introduit aussi à sa ‘vie en cachette’ à Amsterdam où il a vécu quatres années. Mais l’artiste ne nous laisse pas là, car il nous invite déja sur un deuxième pont:  LA HUITAINE DU PONT, une exposition de groupe ainsi que huit soirées-rencontres ayant lieu à la galerie regroupant en tout plus de 30 artistes émanant d’au-dela de 20 souches culturelles différentes. Des soirées à ne pas manquer! Bienvenue.