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Momenta Biennale de l’image | Anne-Marie Proulx + David Hartt

[English version]

Du 8 septembre au 28 octobre 2017
Vernissage : le vendredi 8 septembre à 18 h

Sous le thème De quoi l’image est-elle le nom?, proposé par le commissaire invité Ami Barak, MOMENTA | Biennale de l’image présente Anne-Marie Proulx (Québec) — Les derniers glaciers et David Hartt (États-Unis) — Le monde inverti, en collaboration avec Occurrence.

MOMENTA 2017

Pour sa 15e édition du 7 septembre au 15 octobre, MOMENTA s’est associée au commissaire Ami Barak, qui a développé une programmation remarquable sous le thème De quoi l’image est-elle le nom ?. L’édition 2017 de MOMENTA examine la notion de pièce à conviction photographique et vidéographique, mettant en doute le statut de l’image fixe et en mouvement comme témoin du réel et s’intéressant aux caractères fantasmé et sublimé de celui-ci. Les 38 artistes réunis dans la biennale nous invitent à ne pas accepter sans critique le témoignage de l’image. La biennale s’articule en trois volets. Le premier correspond à l’exposition centrale du quartier général (QG), présentée dans deux lieux : la Galerie de l’UQAM et VOX, centre de l’image contemporaine. Le deuxième volet consiste en 14 expositions individuelles déployées dans plusieurs quartiers de la ville, auquel s’ajoute, pour le troisième volet, une exposition de documents présentée à Artexte.

MOMENTA, c’est aussi un programme étoffé d’activités de médiation culturelle, de conférences, de projections et de rencontres, autant d’oppor­tunités pour aller à la rencontre des artistes et de leurs œuvres. La biennale serait incomplète sans son catalogue, coproduit avec la prestigieuse maison d’édition Kerber Verlag, qui rassemble des textes inédits signés par le commissaire et cinq auteures invitées à réfléchir à la question De quoi l’image est-elle le nom ?

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3. AMProulx01_Territoires

Anne-Marie Proulx, Les territoires sédimentaires, de la série Bassins versants, 2016. Épreuve numérique sur polypropylène, 213,4 x 322,6 cm

Anne-Marie Proulx | Les derniers glaciers

Anne-Marie Proulx (Québec) aborde la question du paysage en prenant pour objet la relation de l’individu avec et envers la nature. Elle considère celui-ci en tant que sujet politique, culturel et indigène. Dans Nuit des longs jours (2015), des panoramas ténébreux évoquent le trouble que l’on ressent devant le quotient d’inconnu d’un territoire. Dans Les derniers glaciers (2016), les photographies de l’artiste se superposent à d’autres images provenant d’archives liées à l’exploitation minière du nord du Québec. Les objets hybrides qui en résultent sont des paysages inédits qui n’existent que dans ce corpus. La série Voix du Nitassinan (2016) fait appel à des éléments de la langue innue, intimement attachés au territoire. Issus de cette langue essentiellement orale, les mots écrits, qui sont extraits d’un dictionnaire innu-français, deviennent à la fois les indices d’un récit muet et une écoute visuelle des coutumes et des références ancestrales.

Anne-Marie Proulx (1984) est une artiste canadienne qui vit et travaille à Québec. Au moyen d’un travail qui mise sur la rencontre de mots et d’images, elle crée des univers poétiques qui se situent entre l’histoire et le mythe, la conscience du monde et son interprétation. Ses œuvres se présentent comme des espaces de liberté ouverts à l’imaginaire, où le réel se transforme pour atteindre de nouvelles évocations narratives. Ses expositions individuelles récentes incluent Aiminanu, à YYZ Artist’s Outlet (Toronto, 2017) ; Bassins versants, à Panache art actuel (Baie-Comeau, 2016) ; et Les résolutions, à La Centrale (Montréal, 2014). Son travail est aussi présenté dans des expositions collectives, comme au FRAC Lorraine (Metz, 2017), à la Galerie de l’UQO (Gatineau, 2017), à Regart (Lévis, 2016) et à la Fonderie Darling (Montréal, 2016), ainsi que dans le cadre des expositions artistiques du 375e anniversaire de Montréal. Elle publie régulièrement et elle présente des conférences tant au Québec qu’à l’étranger.

annemarieproulx.com

 

 

David Hartt, Health Care Overflow at The Mackinac Center for Public Policy, Midland, Michigan, de la serie Belvedere, 2014. Épreuve àpigments de qualité archive sur Dibond, 91,4 x 122 cm. Avec l’aimable autorisation de Corbett vs. Dempsey (Chicago), de la David Nolan Gallery (New York) et de la Galerie Thomas Schulte (Berlin)

David Hartt, Health Care Overflow at The Mackinac Center for Public Policy, Midland, Michigan, de la série Belvedere, 2014. Épreuve à pigments de qualité archive sur Dibond, 91,4 x 122 cm.
Avec l’aimable autorisation de Corbett vs. Dempsey (Chicago), de la David Nolan Gallery (New York) et de la Galerie Thomas Schulte (Berlin)

 

David Hartt | Le monde inverti

David Hartt (États-Unis) s’interroge sur l’histoire et l’évolution politique des contextes urbains. La série Belvedere (2014) présente des photographies du Mackinac Center for Public Policy, une cellule de recherche à Midland ayant pour but d’améliorer la qualité de vie des citoyens du Michigan. L’artiste porte un regard formellement austère sur le centre afin d’en capturer certains détails et d’en faire ressortir les éléments clés de sa mission : collecter, cataloguer et analyser des données de nature économique et politique afin de mettre de l’avant un programme en faveur du libre marché. Filmée au moyen d’un drone, la vidéo The Last Poet (2017) retrace un périple de Boston à Atlanta dont la narration est réalisée par le philosophe, économiste et chercheur Francis Fukuyama. L’influent intellectuel y traite de sujets tels que la technologie des drones, leur implication dans la guerre à distance, l’urbanisme ou l’histoire des démocraties libérales.

David Hartt (1967) est un artiste canadien qui vit et travaille à Philadelphie, où il est professeur adjoint au Département des beaux-arts de l’Université de Philadelphie. Dans sa pratique, il dévoile les complexités sociales, culturelles et économiques de divers sujets et explore la façon dont les idées et les idéaux historiques persistent ou changent au fil du temps. Il a récemment présenté des expositions individuelles à l’Art Institute de Chicago (2015) et à LA><ART (Los Angeles, 2015). Il a participé aux expositions collectives Urban Planning: Art and the City 1967-2017, au Contemporary Art Museum (St. Louis, 2017) ;You Are In My Wave, au Lothringer 13 Halle (Munich, 2017) ; et Ocean of Images: New Photography 2015, au Museum of Modern Art (New York, 2015-2016). En 2015, il a reçu une bourse de la Foundation for Contemporary Art et, en 2012, la bourse Cruz décernée par l’organisme United States Artists. David Hartt est représenté par Corbett vs. Dempsey (Chicago), la David Nolan Gallery (New York) et la Galerie Thomas Schulte (Berlin). Il s’agit de la première exposition de l’artiste au Québec.

davidhartt.net

Parcours croisé

Un parcours croisé combinant une visite guidée des expositions à Occurrence et à Dazibao a eu lieu le 23 septembre à 15 h.

MOMENTA créatif

Le programme de médiation permet aux publics de découvrir autrement les œuvres en solo, en famille ou en groupe. L’atelier Images de la langue innue, qui s’inspire de la série Voix du Nitassinan de l’artiste Anne-Marie Proulx, est l’occasion de se familiariser avec la langue et la culture innue. L’atelier a eu lieu jeudi 5 octobre à 18 h à Occurrence.