KIT & S E Barnet | Does God Live in the No-Fly Zone
Du 3 décembre 2011 au 14 janvier 2012 | From December 3, 2011 to January 14, 2012
Vernissage le 2 décembre dès 17h | Opening: December 2, at 5pm
*An English translation will follow
SE Barnet et The KIT Collaboration s'intéressent à l'espace aérien restreint au-dessus des résidences de certains chefs d'État dans des villes telles que Londres, Berlin, Paris et Moscou. Leurs images capturent le geste de lever les yeux vers le ciel nationalisé, un espace soumis à des restrictions secrètes, à la surveillance, aux menaces et à l'anxiété. Les photographies sont accompagnées de Symphony for No Fly Zones, une œuvre audio de 12 heures. Celle-ci utilise des couches d'hymnes nationaux, ralentis et transformés en un univers sonore texturé.
Les zones d'exclusion aérienne ouvrent des canaux verticaux depuis la terre, des portes vers l'ascension. L'idée de rechercher une divinité ou un Dieu dans une zone d'exclusion aérienne est absurde et futile, aussi futile que la création de frontières territoriales dans le ciel, comme l'illustrent les transgressions aériennes observées dans le monde entier lors des attentats du 11 septembre 2001. La recherche d'un être supérieur dans une zone militaire remet en question la suprématie de l'espace militaire sur l'espace religieux. Le ciel était autrefois un territoire vaste, théoriquement structuré par la doctrine religieuse. Aujourd'hui, il est rempli des versets et des chapitres du complexe militaro-industriel. La notion collective d'ascension a-t-elle perdu son élan en raison de la mise en place d'un ensemble de repères militaires qui morcellent le ciel et transforment la trajectoire de la vitesse d'échappement en un « no man's land » restreint ?
SE Barnet crée des œuvres d'art qui partent de scénarios ouverts autour de la collaboration, de l'interaction et de la paternité. Elle a exposé ses œuvres individuelles et collaboratives dans le cadre de nombreuses expositions internationales, notamment : « Hotbed: Video Cultivation », J. Paul Getty Museum, Los Angeles ; « The One Minutes Exhibition », ICA, Londres ; « Menage a Trois », American Academy in Rome ; et « Stories of Work and Survival », MOCA, Téhéran, Iran. Elle prépare actuellement un doctorat en arts plastiques à l'université de Kingston, au Royaume-Uni.
Depuis 1996, la Collaboration KIT a donné naissance à plus de quatre-vingts installations dans des galeries et œuvres hors site à travers le monde, notamment : « Infrasonoso », The Ben Maltz Gallery, Los Angeles ; « Missing Mass », Gallery 44 : Centre for Contemporary Photography, Toronto ; « Poi.n-t (Place of Impact. Net-Transfer) », Blasthaus, San Francisco. Ces œuvres à caractère sociopolitique utilisent des médias électroniques tels que des robots, des jeux vidéo, des systèmes de haut-parleurs, des vidéos et des GPS pour transmettre leurs récits.
SE Barnet and The KIT Collaboration take a look at the restricted airspace above the dwellings of selected Heads of States in cities such as London, Berlin, Paris and Moscow. Their images capture the act of looking up into the nationalized sky, a space of covert restrictions, surveillance, threat and anxiety. The photographs are accompanied by Symphony for No Fly Zones, a 12 hour audio work. This uses layers of national anthems, slowed and transformed into a textured sonic universe.
No-Fly Zones open up vertical channels from the earth, gateways for ascension. The notion of looking for a deity or God in a No-Fly Zone is absurd and futile, as futile as the creation of territorial boundaries in the sky, exemplified by the aerial transgressions witnessed globally during 9/11 of 2001. The search for a higher being in a military zone questions the ascendancy of military space over religious space. The sky was once an expansive territory, which was theoretically structured by religious doctrine. Now, it is filled with the verse and chapter of the military industrial complex. Has a collective notion of ascension lost its impetus due to the implementation of a set of military markers that splice the sky and render the trajectory of the escape velocity as a restricted ‘no man’s land’?
SE Barnet makes art works that begin with open-ended scenarios around collaboration, interaction, and authorship. She has exhibited her solo and collaborative works in a range of exhibitions in international gallery spaces including: “Hotbed: Video Cultivation”, J. Paul Getty Museum, Los Angeles; “The One Minutes Exhibition”, ICA, London; “Menage a Trois”, American Academy in Rome; and “Stories of Work and Survival” MOCA, Tehran, Iran. She is currently pursuing a PhD in fine art practice at Kingston University in the UK.
The KIT Collaboration has produced over eighty gallery-based installations and offsite works around the world since 1996 including: ‘Infrasonoso’, The Ben Maltz Gallery; Los Angeles; ‘Missing Mass’, Gallery 44: Centre for Contemporary Photography , Toronto; ‘Poi.n-t (Place of Impact. Net-Transfer)’, Blasthaus, San Francisco. The sociopolitically directed artworks utilise electronic media such as robots, video games, speaker systems, video and GPS to convey their narratives.

