MOMENTA x OCCURRENCE | Raphaëlle de Groot
Raphaëlle de Groot, Subsistances — Inniun, 2017, performance pour la caméra vidéo, photographie de tournage. Crédit photo : Léo Harvey-Côté
Du 7 septembre au 19 octobre 2019 | From September 7 to October 19, 2019
Vernissage le 6 septembre, dès 17h | Opening: september 6, at 5pm
Commissaire / Curator: Maria Wills Londoño, avec la collaboration d'Audrey Genois et de Maude Johnson
Née en 1974 à Montréal, Raphaëlle de Groot vit entre le Québec et la ville d’Orsigna en Italie. Elle élabore une pratique autour des notions de mobilité et de rencontre, où le geste, la présence et l’expérience deviennent les marqueurs d’un engagement social et politique. Avec les installations « La peau ne meurt jamais » et Garde-penser, complétées par le film Subsistances, l’artiste s’intéresse aux manières dont le territoire est vécu, pensé et raconté. Ancrées dans son séjour à la Réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan entre 2016 et 2017, ces œuvres engagent métaphoriquement la figure de l’archipel en s’articulant autour de la pluralité des voix écoutées en Minganie. Établissant des ponts entre le vivant et le non-vivant, de Groot reconfigure nos rapports au monde, créant un archipel matériel et sensible tissé de relations aussi essentielles qu’invisibles.
Born in Montreal in 1974, Raphaëlle de Groot lives between Quebec and the town of Orsigna in Italy. She develops a practice around the notions of mobility and encounter, where gesture, presence, and experience become markers of social and political engagement. With the installations La peau ne meurt jamais (The Skin Never Dies) and Garde-penser (Mind Guard), complemented by the film Subsistances, the artist explores the ways in which territory is experienced, thought about, and narrated. Rooted in her stay at the Mingan Archipelago National Park Reserve between 2016 and 2017, these works metaphorically engage with the figure of the archipelago by articulating the plurality of voices heard in Minganie. Building bridges between the living and the non-living, de Groot reconfigures our relationship with the world, creating a material and sensitive archipelago woven from relationships that are as essential as they are invisible.

