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Les Inéluctables | Étienne Tremblay-Tardif

Photo : Caroline Cloutier

Du 6 septembre au 4 octobre 2014, Occurrence vous invite à passer dans son bureau afin de vous initier à son nouveau projet Les Inéluctables. En effet, dans une volonté d’accorder plus d’espace aux artistes, la galerie offrira dorénavant les murs de sa pièce de travail à des œuvres inédites et des coups de cœur. Ainsi, à votre prochaine visite, beau prétexte pour se dire bonjour et jeter un coup d’œil à la « déco » de notre bureau, qui, au gré des Inéluctables se transformera à quelques reprises au cours de la prochaine saison artistique.

Pour faire suite à sa participation au Projet Vitrine 2014, Étienne Tremblay-Tardif inaugure avec nous Les Inéluctables 2014-2015. L’artiste y présentera Société écran / The Wall Street Journal, Wednesday September 4, 2013, une sélection de foulards de soie qui reprennent les motifs de son intervention dans la vitrine du centre à l’été 2014. Des pages de journaux surdimensionnées se voient brouillés par l’intersection de leur architecture texte/image avec une trame graphique interrompue par divers icônes qui s’en détachent en positif et en négatif. Ces objets fonctionnels et performatifs questionnent le rapport des corps-surfaces à l’espace social comme régime d’abstraction.

Le titre Société écran, s’il fait d’abord référence à ces entreprises fictives qui en masquent d’autres offshore, pose également, à partir de l’objet journal, la question à savoir si nos sociétés dans leur entièreté ne deviendraient pas, elles-mêmes, des sociétés-écrans. Le journal contribue-t-il aujourd’hui à la constitution d’un espace partagé ou constitue-t-il plutôt une sorte d’écran de fumée, une dissimulation du réel qui procède par excès d’actualité ?

Étienne Tremblay-Tardif vit et travaille à Montréal. Il détient une maitrise en Studio Arts (Print Media) de l’Université Concordia. À l’automne 2014, il présentera l’oeuvre Matrice signalétique pour la réfection de l’échangeur Turcot dans le cadre de la Biennale de Montréal.