Marisa Portolese | Antonia's Garden

Du 10 septembre au 15 octobre 2011 | From September 10 to October 15, 2011

Vernissage le 10 septembre dès 17h | Opening: September 10, at 5pm


*An English translation will follow

Antonia's Garden explore ma lignée matriarcale et le rôle des femmes au sein de cette institution. Dans cette série de photographies, j'explore les dynamiques émotionnelles complexes au sein des familles, les concepts d'intimité et la relation complexe entre la mère et l'enfant. En me concentrant sur la fragilité de la vie et en utilisant une approche autobiographique, j'aborde des questions liées à l'abandon, au déplacement et à la mortalité maternelle.

En 1953, alors qu'elle avait sept ans, ma mère a été envoyée de sa maison en Sardaigne, en Italie, pour vivre avec une tante malade en Calabre, sans jamais retourner dans la maison de son enfance ni revoir sa famille proche. Cette expérience d'abandon familial a laissé des cicatrices profondes, façonnant sa relation complexe avec sa mère. Son incapacité à s'exprimer pleinement et son long silence reflétaient ce conflit intérieur. Après avoir déménagé au Canada, ma mère n'est retournée en Italie que pour de brèves visites à sa famille. À la fin de sa vie, ma grand-mère, alitée et aux prises avec ses erreurs passées, a commencé à me confier ce qu'elle ressentait à propos de l'abandon de ma mère. Elle m'a demandé d'enregistrer ces confessions dans le but de chercher la rédemption. Cette expérience profondément personnelle et chargée d'émotion a inspiré une grande partie de mon travail.

Marisa Portolese est une artiste visuelle italo-canadienne née à Montréal, au Québec. Elle est professeure agrégée à la Faculté des beaux-arts de l'Université Concordia. Le portrait, la représentation des femmes et les figures dans la nature sont des thèmes récurrents dans sa pratique artistique. L'autobiographie et l'héritage familial et culturel sont également des thèmes importants qu'elle explore à travers le genre du récit, l'image narrative fixe et animée. Elle produit souvent des photographies couleur à grande échelle, riches en références picturales, qui s'attachent à élucider les facettes de l'expérience humaine en relation avec les environnements psychologiques et physiques liés à l'identité et au regard du spectateur. Elle tente de tisser ensemble les gestes, les affects et les nuances du regard afin de créer un paysage immersif et émotionnel pour le spectateur.


Antonia’s Garden delved into my matriarchal lineage and the role of women within this institution. In this series of photographs, I explore the intricate emotional dynamics within families, concepts of intimacy, and the complex relationship between mother and child. By focusing on the fragility of life and using an autobiographical approach, I address issues pertaining to abandonment, displacement, and maternal mortality.

In 1953, when my mother was seven years old, she was sent from her home in Sardinia, Italy, to live with a sick aunt in Calabria, never to return to her childhood home or immediate family. This experience of familial abandonment left deep scars, shaping her complex relationship with her mother. Her inability to express herself fully and her long-held silence reflected this inner conflict. After moving to Canada, my mother returned to Italy only for brief visits with her family. At the end of her life, my grandmother, bedridden and grappling with past mistakes, began to share how she felt about abandoning my mother. She asked me to record these confessions in an attempt to seek redemption. This intensely personal and emotionally charged experience inspired much of the work.

Marisa Portolese is a Canadian-Italian, visual artist born in Montreal, Quebec. She is an Associate Professor in the Faculty of Fine Arts at Concordia University. Portraiture, representations of women, and figures in nature are recurrent subjects in her artistic practice. Autobiography and familial and cultural heritage are equally prominent themes explored through the genre of storytelling, the narrative still and moving image. She often produces large-scale colour photographs, rich in painterly references that concentrate on elucidating facets of human experiences in relation to psychological and physical environments regarding identity and spectatorship. She attempts to weave together gesture, affect, and the nuances of the gaze, to create an immersive and emotional landscape for the viewer.

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