Joceline Chabot | INSERTION
Vitrine d’été du 19 juin au 22 septembre 2013 | Summer showcase from June 19 to September 22, 2013
*An English translation will follow
Dans le cadre du Projet Vitrine 2013, Occurrence présente l’installation Insertion de l’artiste Joceline Chabot. Cette installation est visible en tout temps sur l’avenue du Parc pendant la période d’exposition. J’ai imaginé cette installation en pensant aux paradoxes qui nous habitent tous en tant qu’individu ou que société. Fruit de contradictions entre ce que nous sommes ou croyons être et ce que nous projetons, entre notre coté lumineux et nos zones plus sombres, notre identité est de nature complexe et malléable. Les dessins, celui de jour et sa version nocturne, se succèderont selon le simple rythme de la lumière (intérieure et extérieure), donnant ainsi une œuvre dont la description laisserait perplexe celui qui n'en aurait fait qu'une seule fois l'expérience. Le titre «Insertion» fait référence bien sûr au fait que l'oeuvre en «abrite» une autre tout en soulignant un désir d'intégrité, mais il pointe aussi les aléas d'une quête plus personnelle : j'essaie de réintégrer le monde de l'art après en avoir été «en apparence» absente. Je remercie donc Occurrence de m'avoir permis d'intervenir dans la vitrine.
Originaire de Val d'Or, Joceline Chabot vit, travaille et s’enrhume à Montréal depuis plus de 35 ans. Pendant plusieurs années, malgré son travail alimentaire en tant que col bleu (c'est maintenant du passé), des acrobaties de haut voltige pour garder la forme (voir : persister comme artiste) lui ont permis de participer à plusieurs expositions individuelles et collectives à Montréal, en région ainsi qu’en France, en Suisse et en Belgique. Elle s’est commise comme éditrice de livres d'artiste à faible tirage et a aussi été tentée par l’écriture. Quelques-uns de ses textes sur la condition des artistes et sur des expositions particulières sont déjà parus. Par des interventions furtives, entre autre Effacement, elle a tenté d’abolir les frontières entre ses différentes «identités». Grâce, en particulier, à des bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec (dont deux qui lui ont permises de faire des résidences à Bâle et à Banff), elle persiste et signe parfois.
As part of the 2013 Showcase Project, Occurrence presents the installation Insertion by artist Joceline Chabot. This installation is visible at all times on Park Avenue during the exhibition period. I imagined this installation while thinking about the paradoxes that inhabit us all as individuals and as a society. The result of contradictions between who we are or believe ourselves to be and what we project, between our bright side and our darker areas, our identity is complex and malleable in nature. The drawings, the daytime version and its nocturnal counterpart, will follow one another according to the simple rhythm of light (interior and exterior), resulting in a work whose description would perplex anyone who had only experienced it once. The title “Insertion” refers, of course, to the fact that the work ‘houses’ another, while emphasizing a desire for integrity, but it also points to the vagaries of a more personal quest: I am trying to reintegrate the art world after having been “apparently” absent from it. I would therefore like to thank Occurrence for allowing me to participate in the window display.
Originally from Val d'Or, Joceline Chabot has been living, working, and catching colds in Montreal for over 35 years. For several years, despite her day job as a blue-collar worker (now a thing of the past), her high-flying acrobatics to stay in shape (see: persisting as an artist) allowed her to participate in several solo and group exhibitions in Montreal, the surrounding region, as well as in France, Switzerland, and Belgium. She has committed herself to publishing limited-edition artist's books and has also been tempted by writing. Some of her texts on the condition of artists and on specific exhibitions have already been published. Through furtive interventions, including Effacement, she has attempted to abolish the boundaries between her different “identities.” Thanks in particular to grants from the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec (two of which enabled her to take up residencies in Basel and Banff), she persists and sometimes signs her work.

