Pierre Blache | Non loin de Chandigarh

Du 21 janvier au 2 mars 2012 | From January 21 to March 2, 2012

Vernissage le 20 janvier dès 17h30 | Opening: January 20, at 5:30 pm

Pour Pierre Blache, « l’acte photographique a toujours été lié au nomadisme ». Ce nomadisme s’accommode de la proximité autant que de l’éloignement, alors que son intérêt constant pour la repré-sentation du paysage peut se traduire par de minuscules jardins captés au gré de déambulations urbaines (Jardins du Plateau, 2008) ou par des sites inédits saisis lors de voyages à l’étranger. Sa plus récente exposition présentée à Occurrence est d’ailleurs le fruit d’un périple de six mois en Inde effectué en 2010, où cette fois le territoire physique fait une plus grande place aux individus qui l’habitent. C’est une exposition en forme de carnet de voyage composée de photographies, de vidéos et de sons où la quête de soi fait preuve d’un dialogue fécond avec l’inconnu, d’une rencontre sensible avec l’Autre. À défaut de comprendre les rouages complexes d’un pays des plus éclectique et énigmatique, Pierre Blache s’est laissé guider par le hasard des promenades et des rencontres, et a cherché ici à mettre en relief les multiples sensations qui l’ont nourri au cours de son long séjour en terre indienne. De cet univers aux cultures riches de contradictions, ce sont donc des couleurs, des textures, des visages, des gestes, des lectures, l’atmosphère des ruelles et des chambres d’hôtel auxquels l’exposition Non loin de Chandigarh nous convie.

-Mona Hakim

La photographie permet à Pierre Blache d’appréhender l’inconnu, de le questionner, de regarder l’Autre et l’Ailleurs sous ses multiples facettes. L’errance lui permet de mettre en image mon parcours nomade en questionnant la culture, l’environnement, la religion et la politique des lieux qu’il explore. Il porte une attention particulière à l'inquiétante familiarité qui jalonnent ses parcours. Ce que nos sens émoussés ne voient plus, mais qui peuple nos existences ; ce qu’il appellerait la dystopie ordinaire.


For Pierre Blache, “the act of photography has always been linked to nomadism.” This nomadism accommodates both proximity and distance, while his constant interest in representing landscapes can be seen in tiny gardens captured during urban wanderings (Jardins du Plateau, 2008) or in unusual sites captured during trips abroad. His most recent exhibition at Occurrence is the result of a six-month journey through India in 2010, where this time the physical territory gives greater prominence to the individuals who inhabit it. It is an exhibition in the form of a travel journal composed of photographs, videos, and sounds, where the quest for self reveals a fruitful dialogue with the unknown, a sensitive encounter with the Other. Unable to understand the complex workings of one of the most eclectic and enigmatic countries, Pierre Blache let himself be guided by chance encounters and walks, seeking to highlight the many sensations that nourished him during his long stay in India. From this universe of cultures rich in contradictions, the exhibition Non loin de Chandigarh invites us to discover colors, textures, faces, gestures, readings, and the atmosphere of alleyways and hotel rooms.

-Mona Hakim

Photography allows Pierre Blache to grasp the unknown, to question it, to look at the Other and Elsewhere in all its many facets. Wandering allows him to capture my nomadic journey in images, questioning the culture, environment, religion, and politics of the places he explores. He pays particular attention to the disturbing familiarity that punctuates his journeys. What our dulled senses no longer see, but which populates our lives; what he would call ordinary dystopia.

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Philippe Ducros | La porte du non-retour