Couturier et Lafargue | The Wool

Du 7 septembre au 6 octobre 2018 | From September 7 to October 6, 2018

Vernissage le 7 septembre, dès 17h | Opening: September 7, at 5pm

*An English translation will follow

Au cours d’une résidence en Australie , nous avons produit 12 modules rectangulaires à partir de laine de mouton australienne et de couvertures de survie. Des vêtements fabriqués à partir de couvertures de survie ont aussi été conçus.La laine a été choisie au départ parce que l’Australie est le deuxième plus gros producteur de laine au monde. De plus, la laine est un isolant protecteur utilisé par l’homme depuis des milliers d’années. À cette matière naturelle provenant d’un animal domestiqué, la couverture de survie est venue se greffer. Cet autre isolant thermique est synthétique, ultra performant, ultra léger et il est issu de la technologie spatiale. Il nous est apparu pertinent d’associer ces deux extrémités de l’histoire humaine dans une série de modules afin de les mettre en scène dans le paysage australien comme autant de symboles de la protection individuelle et collective : boucliers, abris, palissades.Avec des clins d’oeil au Land Art, et au Minimalisme, nous sommes intervenus directement dans le paysage australien de différentes façons. Parfois, en utilisant un seul bouclier comme marqueur spatial. D’autres fois, en construisant avec plusieurs modules rassemblés des palissades, des paravents, des abris cubiques ou rectangulaires, des marquages géométriques au sol. Ou encore, en se transformant nous-mêmes en super héros burlesque portant uniforme et bouclier. Les sites d’intervention ont été sélectionnés en parcourant environ 3000 kilomètres, d’abord sur la côte de Sydney à Port Campbell, puis en s’enfoncant vers les paysages de Mad Max 2 aux alentours de Broken Hill.

Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue travaillent ensemble depuis 1991. À ce jour, ils comptent plus de quarante expositions solos réparties entre le Canada, les États-Unis et l’Europe. Formé à l’UQAM et à l’École nationale des beaux-arts de Lyon, ce duo franco-canadien aux personnalités distinctes réalisent des projets qui engagent des communautés et/ou explorent des lieux hors normes. Leur pratique consiste à regarder le monde, le vivre et s’y frotter pour en capter et restituer des parties de son essence et de sa complexité.La nature des réalités abordées par le duo est variée. Cela va du Nunavut à l’île de la Réunion, en passant par la mine d’amiante d’Asbestos, la Baie James, Saint-Pierre-et-Miquelon ou encore plus récemment la frontière Manitoba/ Etats-Unis, les paysages australiens et les communautés Mohawks de Kahnawake, Akwesasne, et Six Nations. Leur travail a été vu dans des institutions telles le Musée d’art contemporain de Montréal, la galerie de l’UQAM, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de Picardie (France) et le Centre Culturel Canadien à Paris.


During a residency in Australia, we produced 12 rectangular modules from Australian sheep's wool and survival blankets. Clothing made from survival blankets was also designed. Wool was chosen initially because Australia is the second largest wool producer in the world. In addition, wool is a protective insulator that has been used by humans for thousands of years. This natural material, which comes from a domesticated animal, was combined with the survival blanket. This other thermal insulator is synthetic, ultra-efficient, ultra-lightweight, and derived from space technology. It seemed appropriate to us to combine these two extremes of human history in a series of modules in order to showcase them in the Australian landscape as symbols of individual and collective protection: shields, shelters, palisades. With nods to Land Art and Minimalism, we intervened directly in the Australian landscape in different ways. Sometimes, we used a single shield as a spatial marker. Other times, we built palisades, screens, cubic or rectangular shelters, and geometric markings on the ground using several modules together. Or we transformed ourselves into burlesque superheroes wearing uniforms and shields. The locations were selected after traveling approximately 3,000 kilometers, first along the coast from Sydney to Port Campbell, then heading inland to the Mad Max 2 landscapes around Broken Hill.

Louis Couturier and Jacky Georges Lafargue have been working together since 1991. To date, they have had more than forty solo exhibitions in Canada, the United States, and Europe. Trained at UQAM and the École nationale des beaux-arts de Lyon, this Franco-Canadian duo with distinct personalities carries out projects that engage communities and/or explore unusual places. Their practice consists of observing the world, experiencing it, and interacting with it in order to capture and reproduce parts of its essence and complexity. The nature of the realities addressed by the duo is varied. It ranges from Nunavut to Réunion Island, via the asbestos mine in Asbestos, James Bay, Saint-Pierre-et-Miquelon, and more recently the Manitoba/US border, Australian landscapes, and the Mohawk communities of Kahnawake, Akwesasne, and Six Nations. Their work has been shown in institutions such as the Musée d'art contemporain de Montréal, the Galerie de l'UQAM, the Musée des beaux-arts de Montréal, the Musée national des beaux-arts du Québec, the Musée de Picardie (France), and the Canadian Cultural Centre in Paris.

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