Alexia Laferté Coutu | Sanatoriums | 14.01-19.02.2022
Alexia Laferté Coutu. Intervention au Sanatorium Prévost. 2021. Crédits photo : Marion Paquette.
Du 14 janvier au 19 février 2022 | From January 14 to February 19, 2022
Vernissage le 14 janvier dès 17h | Opening: January 14, at 5pm
*An English translation will follow
En novembre 2021, Alexia Laferté Coutu me raconte comment elle détermine les lieux où elle réalise ses moulages et comment la forme de ceux-ci émerge du processus, de la particularité des lieux, des surfaces qui interpellent et aiguisent l'attention. Elle me parle d'un sanatorium, de l'argile qu'elle prépare, des outils nécessaires. Il y a aussi une amie, Marion, qui l'accompagne pour capter avec son appareil argentique quelques images de la cueillette au grand air.*Il y a le Sanatorium Prévost, c.1908; le Sanatorium Laurentien, c.1908-1911; le Sanatorium Bourget, c.1925-1928; la Fontaine Wallace (Jardin des Floralies), c.1872; et la fontaine à boire du Parc St James, c.1863 (Londres, RU).*Les objets de verre et de plâtre qu'Alexia réalise pour l'exposition Sanatoriums portent les marques de palpations répétées, d'empreintes et de reliefs granulaires. Parmi les fragments assemblés, on peut identifier des formes et leur envers. Il y a des bribes architecturales répétées, des ornements, transfigurés dans une coque de plâtre opaque et salie par endroits. On distingue la forme des doigts qui étendent et repoussent une motte d'argile encore malléable à la surface d'un mur pour en prélever la texture. On imagine un travail d'atelier où les mêmes mains pansent cette argile de filasse imbibée de plâtre mouillé. Une fois sec, le plâtre permettra de donner forme au sable où viendra couler du verre brûlant et épais. Celui-ci se glissera dans les moindres sillons et crevasses du sable avant de se figer, incrusté de résidus minéraux qui ruineront un peu de sa transparence.
-Extrait du texte de François Lemieux
Alexia Laferté Coutu vit et travaille à Montréal. Sa pratique de sculpture et d’installation naît d’interventions de pression d’argile à même la surface d’architectures historiques. À Montréal, ses œuvres ont notamment été présentées à la Galerie de l’UQÀM, au centre d’art actuel Circa et à la galerie Projet Pangée. Elle a également exposé à la galerie DOOSAN (Corée du sud) et à la galerie Unit 1 (Royaume-Uni). Laferté Coutu est titulaire d’un baccalauréat en Beaux-Arts de l’Université Concordia (2014) et d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2018).
Alexia Laferté Coutu remercie le Conseil des Arts du Canada de son soutien, ainsi que Marion Paquette, Zou Desbiens, Geneviève Dufour, Jean-Michel Leclerc, Maude Arès et Éric Saindon pour leur assistance dans la réalisation de ce projet.
In November 2021, Alexia Laferté Coutu tells me how she determines the locations where she makes her casts and how their shape emerges from the process, from the particularity of the places, from the surfaces that catch her eye and sharpen her attention. She tells me about a sanatorium, the clay she prepares, the tools she needs. There is also a friend, Marion, who accompanies her to capture a few images of the outdoor gathering with her film camera.*There is the Prévost Sanatorium, c.1908; the Laurentian Sanatorium, c.1908-1911; the Bourget Sanatorium, c.1925-1928; the Wallace Fountain (Floralies Garden), c.1872; and the drinking fountain in St James's Park, c.1863 (London, UK). The glass and plaster objects that Alexia created for the Sanatoriums exhibition bear the marks of repeated palpations, imprints, and granular reliefs. Among the assembled fragments, we can identify shapes and their reverse sides. There are repeated architectural fragments and ornaments, transfigured into an opaque plaster shell that is stained in places. We can see the shape of fingers stretching and pushing back a lump of clay that is still malleable on the surface of a wall to remove its texture. One imagines a workshop where the same hands dress this clay with wet plaster-soaked burlap. Once dry, the plaster will shape the sand, into which thick, molten glass will be poured. The glass will slip into every groove and crevice in the sand before solidifying, encrusted with mineral residues that will slightly diminish its transparency.
-Excerpt from the text by François Lemieux
Alexia Laferté Coutu lives and works in Montreal. Her sculpture and installation practice stems from clay pressure interventions on the surface of historic architecture. In Montreal, her work has been exhibited at the Galerie de l’UQÀM, the Circa contemporary art center, and the Projet Pangée gallery. She has also exhibited at the DOOSAN Gallery (South Korea) and the Unit 1 Gallery (United Kingdom). Laferté Coutu holds a Bachelor of Fine Arts from Concordia University (2014) and a Master of Visual and Media Arts from the Université du Québec à Montréal (2018).
Alexia Laferté Coutu would like to thank the Canada Council for the Arts for its support, as well as Marion Paquette, Zou Desbiens, Geneviève Dufour, Jean-Michel Leclerc, Maude Arès, and Éric Saindon for their assistance in bringing this project to fruition.

