Lucie Rocher | Traverses

Du 18 janvier au 02 mars 2019 | From January 18 to March 2, 2019

Vernissage le 17 janvier 2019, dès 17h30 | Opening: January 17, at 5:30pm


*An English translation will follow

Lucie Rocher chemine entre les lignes de l’architecture à la recherche de ses images. Ou plutôt de ce qu’il en reste, qui a persisté et qui les traverse encore : à l’intérieur du cube blanc, Traverses est faite de constructions tangibles ou de simulations possibles qui révèlent autant « ce qui a fonctionné » que « ce qui a peut-être échoué » avec elles. Chaque image, espace et dispositif s’offrent comme un point d’entrée de ce que l’artiste a observé au quotidien sur des chantiers urbains ou encore capté spontanément au détour de rues au Japon. Composé de lignes interrompues ou encore consolidées par des éléments invisibles, chaque « bricolage » photographique est une tentative double : vouloir s’installer temporairement et espérer en même temps se retrancher subitement du cube blanc. Percés, projetés ou imprimés directement sur des matériaux résiduels, ces bricolages appréhendent de côté les géométries et les géographies investies pour permettre à l’œil de mieux les saisir. L’exposition s’ouvre sur un cinquième mur, l’image photographique se déplie de travers. Les photographies coexistent, se soutiennent et se structurent selon un angle jamais droit ni frontal et, de chaque côté de ce nouvel axe de tension, s’assemblent des zones temporaires d’expérimentations photographiques. L’image résiste pour ne pas oublier, à la fois ce qui a été vu et vécu et qui a fait osciller l’horizon dans le regard de l’artiste. Quelques étages plus haut, le chantier photographique se prolonge sur d’autres murs. Dans l’atelier et l’entrepôt de stockage de Lucie Rocher, il poursuit cette verticale mentale qui se dessine à même le bâtiment et qui invite le spectateur à franchir le plafond et les murs de la galerie pour croire à la réalité de ces images qui ont désormais débordé devant lui. 

Lucie Rocher développe une pratique photographique mettant en scène le processus et les temps de fabrication d’une image. Née en 1988 près de Paris, elle a étudié à l’Université Paris 1 – La Sorbonne et à la New York University. Diplômée d’une maîtrise en arts en 2011, elle poursuit actuellement ses études au doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM.Son parcours est ponctué de résidences internationales (Islande, Québec, Japon) ainsi que d’expositions individuelles et collectives. Son travail a été présenté au Québec (Maison de la Culture Frontenac, Montréal, 2017 ; VU, Québec, 2018) et à l’étranger (White Box, New York, 2012 ; SIM, Reykjavik, 2015, Palais des Paris, Takasaki, 2018).


Lucie Rocher wanders between the lines of architecture in search of her images. Or rather, what remains of them, what has persisted and still permeates them: inside the white cube, Traverses is made up of tangible constructions or possible simulations that reveal both “what worked” and “what may have failed” with them. Each image, space, and device offers a point of entry into what the artist has observed on a daily basis on urban construction sites or captured spontaneously on the streets of Japan. Composed of lines interrupted or consolidated by invisible elements, each photographic “bricolage” is a double attempt: to settle in temporarily and at the same time to hope to suddenly retreat from the white cube. Pierced, projected, or printed directly onto residual materials, these bricolages apprehend the geometries and geographies invested from the side, allowing the eye to better grasp them. The exhibition opens onto a fifth wall, with the photographic image unfolding sideways. The photographs coexist, support each other, and are structured at an angle that is never straight or frontal. On either side of this new axis of tension, temporary zones of photographic experimentation come together. The image resists in order not to forget, both what has been seen and experienced and what has caused the horizon to shift in the artist's gaze. A few floors higher, the photographic project continues on other walls. In Lucie Rocher's studio and storage warehouse, it pursues this mental verticality that takes shape within the building itself, inviting viewers to transcend the gallery's ceiling and walls and believe in the reality of these images that now spill out before them.

Lucie Rocher develops a photographic practice that showcases the process and time involved in creating an image. Born in 1988 near Paris, she studied at Paris 1 University – La Sorbonne and New York University. She graduated with a Master of Arts degree in 2011 and is currently pursuing a PhD in arts studies and practices at UQAM. Her career has been punctuated by international residencies (Iceland, Quebec, Japan) as well as solo and group exhibitions. Her work has been presented in Quebec (Maison de la Culture Frontenac, Montreal, 2017; VU, Quebec City, 2018) and abroad (White Box, New York, 2012; SIM, Reykjavik, 2015; Palais des Paris, Takasaki, 2018).

Dans la presse | In the news

Marie-Ève Charron, “Les chantiers de l’image avec Lucie Rocher”, Le Devoir, 16 février 2019.


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